Les barres antiroulis
Dans ce domaine, je ne saurai trop vous conseiller de lire l’excellente analyse de Michel MARTIN, Lycée Claveille, Périgueux Educauto.org Info Tech n°3
Le propos ici sera plus spécifiquement pratique.
Les conséquences du rajout d’une barre antiroulis sur un véhicule sont multiples et contradictoires :
Avantages |
Inconvénients |
Diminution du roulis en courbe ; |
Augmentation de la charge sur les pneumatiques extérieurs, donc
de l’usure et de la dérive ; |
Amélioration de la sensation de sécurité |
Augmentation des contraintes sur le châssis
et sur les roues ; |
Diminution du confort en ligne droite ; |
|
Diminution de la motricité. |
Le montage de barre anti roulis, au regard des inconvénients suppose que l’on prenne la précaution de vérifier, ou de demander au constructeur du châssis, si le supplément de contraintes peut être admissible et ne comporte pas de graves inconvénients.
J’ai un souvenir sur ce sujet au cours de ma vie professionnelle.
o Il concerne la RENAULT 4 berline (bras arrière fonte) qui comportait
d’origine les points de fixations de la barre antiroulis de la fourgonnette.
Ce détail n’a pas échappé à quelques personnes,
tentées « d’améliorer » le comportement de
leurs voitures.
Les roues AR ont cassé, surchargées. Sur les fourgonnettes, elles étaient
plus épaisses, pour absorber.
Revenons au camping car.
Le roulis excessif de ces véhicules (particulièrement sur les
véhicules « propulsions ») est essentiellement du à la
position exagérément haute du centre de gravité, par rapport à l’architecture
de base du porteur.
Autrement dit, le châssis est sollicité en dehors de ses limites,
sinon, le constructeur l’aurait équipé d’origine.
La vraie solution est ailleurs :
Diminution de la hauteur du centre de gravité :
Charges « lourdes » sous le châssis (réservoirs, équipements
techniques, coffres etc.)
Cela est faisable sur les véhicules actuels, particuliairement en propulsion,
mais augmente la complexité de
fabrication et donc les prix de revient fabrication. Malgré tout et
compte tenue de la gravité de ce paramètre on voit de plus en
plus cet argument présent surtout avec les châssis surbaissés
(type Alko par exemple)
Voies AV et AR plus larges, avec des points d’appuie de ressorts plus
larges également, autrement dit, « antiroulis naturel » plus
important. Totalement irréaliste, si ce n’est par le fait d’un
véritable châssis conçu exclusivement à destination
des campings cars.
Par ailleurs, avant de vous lancer dans une modification de ce genre, posez
vous, ou posez la question suivante au constructeur du camping car :
Pourquoi mon véhicule ne comporte pas de barre antiroulis ?
Et si vous en équipez votre véhicule, profitez du « confort » en
roulis qu’elle vous apporte, mais n’en profitez surtout pas pour
passer plus vite en courbe.